Ciné-Rétro Ozu

Le Goût du saké
Herbes flottantes
Du 21 au 27 août

Le Goût du saké

De Yasujirô Ozu

Japon | 1962 | Drame | 01h53
Avec Chishu Ryu, Keiji Sada, Shima Iwashita, Shinichiro Mikami, Mariko Okada

séances

Mercredi 21 août à 18h45  VO
Samedi 24 août à 16h30  VO   ST-SME
Mardi 27 août à 19h00  VO

Veuf, Shuhei Hirayama approche de la retraite et vit toujours avec sa fille Michiko qui est en âge de se marier. Le père comme la fille repoussent l’échéance, l’un craignant la solitude et l’autre la culpabilité de l’abandon.

L'ultime chef d'oeuvre de Ozu, Le Goût du saké est aussi l'un de ses récits les plus touchants et les plus personnels, aboutissement de son style et de son travail sur la couleur. Avec un regard désabusé, il dresse l'état des lieux du Japon des années 1960, entre disparition des valeurs traditionnelles et occidentalisation de la nouvelle génération.

Affiche du film Le Goût du saké

Herbes flottantes

De Yasujirô Ozu

Japon | 1959 | Drame | 01h59
Avec Ganjirô Nakamura, Machiko Kyô, Haruko Sugimura, Ayako Wakao, Hiroshi Kawaguchi

séances

Mercredi 21 août à 21h00  VO
Vendredi 23 août à 12h00  VO   ST-SME
Mardi 27 août à 16h30  VO

Une troupe de kabuki arrive dans un petit port du sud du Japon. L'acteur principal, Komajuro, a connu une aventure des années auparavant avec une femme de l'endroit, avec laquelle il a eu un fils, Kiyoshi. La maîtresse de Komajuro découvre son secret et envoie une actrice de la troupe, Kayo, le séduire.

C'est une excellente nouvelle que Herbes Flottantes, monument de la filmographie du cinéaste japonais Yasujiro Ozu, ressorte enfin. Rareté car là, Ozu décide de filmer dans un petit village, pour y décrire non plus des familles de la "middle class" japonaise mais des comédiens et villageois sans le sou. Ce drame sentimental et familial reste néanmoins dans la droite ligne des ses oeuvres précédentes, plus mordant peut-être mais toujours mélancolique et léger, passant de l’humour au drame sans à-coups, avec simplicité et fluidité, et dégageant la même simplicité apparente. Le travail sur la couleur est remarquable, le cinéaste parsemant avec grâce ses plans de petites touches de couleurs pétillantes (rouges ou vertes) au milieu d’un ensemble plutôt pastel Ozu éprouve toujours une tendresse immense pour son "petit monde" attachant, pourvu d’autant de qualités que de défauts

Affiche du film Herbes flottantes

Avec ses 54 films tournés entre 1927 et 1962, l'oeuvre du Japonais Yasujiro Ozu (1903-1963) compte parmi l'une des plus importantes du XXe siècle - aussi bien qualitativement que quantitativement. Les films de Yasujiro Ozu témoignent d'une carrière magnifique dans laquelle les drames et tracas du quotidien japonais font office de paraboles universelles. Avec son regard si singulier, à la fois proche et distancié, le cinéaste invite le spectateur à occuper une place dans le récit, à se joindre à ces histoires de famille qui trouvent une résonance en chacun de nous. Car le génie d'Ozu consiste à montrer les choses de la vie - le temps qui passe, les familles qui se disloquent, l'occidentalisation du Japon - à travers une mise en scène aussi sophistiquée qu'épurée - sa façon de filmer « au ras du tatami » et ses plans fixes sont devenus sa marque de fabrique.

ST-SME : Une séance de ce film est proposée avec sous-titres pour sourds et malentendants.

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