LA GOULE, LA BERGÈRE ET LES FEMMES
Cette programmation de courts métrages de films de danse est signée Loran Janos de Choreoscope Barcelone, en partenariat avec Ciné-Corps. Elle regroupe quatre films de danse d’artistes palestinien.es, dont deux en exclusivité. La goule est un personnage imaginaire, originaire des mythologies perse et arabe. C'est une créature vorace, qui dévore tous ceux qu'elle rencontre. Elle est souvent utilisée pour effrayer les enfants.
CINÉ-CORPS
Après les films, discussion avec Loran Janos du Choreoscope Barcelone et Virginie Combet de Ciné-Corps
LA GOULE d’Ala Desoki ● LA BERGÈRE de Fidaa Ataya ● A SONG FOR MANY WOMEN de Muyassar Kurdi ● DANCING PALESTINE de Lamees Almakkawy
| ven. 16 janv. 20H30 VO |
La Goule, Ala Desoki, chorégraphie Olena Musalam, Palestine, 2019, 17 min
« Dans ma patrie et à Gaza, le mythe de la goule prend corps à travers la guerre. » Dans ce film, une mère, au cours d’une longue nuit de terreur sans fin, tente d’éloigner la goule et de protéger ses deux enfants par des danses rituelles.
La Bergère, Fidaa Ataya, chorégraphie Marmar Joulani, Palestine, 2019, 11 min
L’histoire se passe sur les bords de la mer morte dans la vallée du Jourdain en Cisjordanie. Elle combine danse et animation pour raconter l’histoire d’une bergère et agricultrice qui endure la douleur de la perte de ses terres et de ses ressources en eau. Le film est tourné sur les lieux mêmes, confrontés à la confiscation persistante de la terre et de l’eau par l’occupation. Un conte populaire s’entrelace avec la réalité vécue, incarnant la douceur ayant fait fondre l’amertume de la vie.
A Song for many Women, Muyassar Kurdi, 2018, 9 min 30
A song for many women est un film expérimental de danse en 16 mm qui explore la gravité, la perception et la subtilité. Inspirée par le poème A Song for Many Movements d’Audre Lorde, écrit pour l’activiste sud-africaine Winnie Mandela, cette œuvre capte la résilience d’une femme dans l’après-guerre et la destruction.
Dancing Palestine, Lamees Almakkawy, Palestine 2024, 37 min
Alors que l’identité palestinienne est menacée d’effacement complet, les Palestiniens se tournent vers leur danse populaire, la dabkeh, pour affirmer leur existence. En définitive, ils dansent parce qu’ils aiment la vie et qu’ils insistent pour la vivre.





























